A un mois du marathon de Londres

Vous avez certainement lu de nombreux articles sur le sujet et avez testé au moins un plan miracle d’entrainement pour terminer en moins de 4 heures…Pourquoi pas …

Si c’est votre premier marathon, il est déjà bon d’essayer de le terminer, et ce, sans trop de casse. La casse peut se manifester de différentes manières :

-       fracture de fatigue,

-       tendinite,

-       troubles digestifs,

-       crampes,

-       ampoules.

Mon expérience en cabinet à Genève, à Paris et à Londres, m’a montré que les conditions, climatiques, et le relief avaient un impact énorme dans le type de blessures pouvant survenir.

Par ailleurs, on n’improvise pas un marathon – une bonne paire de chaussures de running, une préparation alimentaire et une prévention médicale pluridisciplinaire sont nécessaires si vous voulez arriver à terminer sans trop de casse (semelles orthopédiques, réajustement ostéopathique, compléments alimentaires tels que le silicium organique, hydratation, etc.). L’entrainement physique et cardio ne sont pas les seules choses à faire pour réussir votre épreuve.

 

Préparation physique et cardio

Un entrainement régulier à la course à pieds est indispensable. Un entrainement régulier se caractérise par au moins 2 à 3 séances de course hebdomadaire.

Accordez au moins 3 mois à la préparation au marathon, en sus. Pendant ces 3 mois, il faut vous accorder au moins une sortie longue par semaine évoluant de 1h30 à 2h20, puis un relâchement la dernière semaine.

Le but de la sortie longue étant de faire évoluer votre indice d’endurance.

Afin d’éviter des blessures, et ceci revient à ce que je disais plus haut dans le fait qu’un marathon ne s’improvise pas, il est indispensable de ne pas faire évoluer son kilométrage hebdomadaire de plus de 40-50% par rapport à votre norme. Un kilométrage de 40-45 hebdomadaires est nécessaire.

 

En résumé, un coureur qui court en moyenne seulement 10km une fois par semaine ne devrait pas penser faire un marathon s’il veut éviter de se blesser.

 

Pour travailler ses capacités d’économie de course, et savoir, pendant la course, faire évoluer son allure en fonction du parcours ou de votre fatigue, il est indispensable d’intégrer une séance de fractionné également.

Une séance de fractionné, nécessite un bon échauffement préalable d’au moins 30 minutes et est variable en distance. On travaille entre 7 et 15km une séance de fractionné pour un marathon.

Un entrainement de fractionné s’effectue avec l’aide d’un cardiofréquencemètre (ce n’est pas un gadget et cela est indispensable afin de connaître son rythme de battements cardiaques, et de calculer sa VMA : vitesse maximale aérobie – vitesse à laquelle le corps consomme le maximum d’oxygène)

 

Prévention médicale pluridisciplinaire

Nous en voilà terminé avec la préparation physique. Il est temps de se consacrer à la nécessité de savoir si l’on est en bonne santé. Evidemment, un test chez le médecin est indispensable et obligatoire afin de participer à un marathon.

 

En plus des tests cardiaques, il est nécessaire de tester l’équilibre de son corps :

-       L’ostéopathe va vérifier que le bassin du coureur est bien équilibré, et qu’il n’y a aucun blocage articulaire périphérique (genoux, chevilles) ou centrale (vertébral ou du bassin). Une inspection digestive est également importante afin de vérifier d’éventuelles zones de tensions qui pourraient faire se manifester des symptômes digestifs pendant la course, ou après, avec la demande massive en énergie des articulations et muscles.

 

Ne pas faire d’inspection viscérale et articulaire équivaut à ne pas inspecter sa voiture avant de faire les 24h du Mans.

 

-       Le podologue va, si nécessaire, confectionner des semelles orthopédiques, afin de permettre à vos appuis d’être les plus harmonieux possibles, et d’éviter des blessures aux chevilles, genoux, ou aux lombaires notamment.

Le podologue pourra également vous conseiller une bonnes paire de chaussures de running en fonction de votre type de pied (pronateur, supinateur, plat, creux, etc.).

Pour reprendre l’analogie des 24h du Mans, on ne prend pas de vieux pneus pour courir une telle épreuve.

-       La préparation de la peau est également indispensable afin d’éviter des ampoules ou autres lésions cutanées dues aux frottements. Il faut utiliser des produits tannant la peau. Un soin de pédicurie au plus tard un mois avant la course est recommandé.

 

Préparation alimentaire

L’alimentation est la base de la réussite sportive. Sans vouloir réaliser des performances incroyables, une bonne alimentation pourra vous aider à ne pas vous blesser et à récupérer beaucoup plus vite de l’effort réalisé.

En effet, une alimentation adaptée avant ET après l’effort est à préconiser.

Les multiples débats sur ce qu’il faut et ne faut pas manger ont tendance à faire en sorte de perdre un peu les gens qui s’y intéressent.

La base d’une bonne alimentation, sans rentrer dans les détails de pour ou contre le gluten et les produits laitiers, et pour ou contre la viande rouge, est de cuisiner des produits les plus frais possibles, et d’éviter toute sorte de produit pré-cuisiné.

 

Les compléments alimentaires tels que le silicium organique, permettent d’aider à renforcer les tendons, et permettent de participer à la limitation des risques de blessures.

 

J’espère que j’ai réussi à vous convaincre que la course à pieds est un super sport, mais qu’il nécessite un minimum d’investissement personnel pour être réalisé dans de bonnes conditions, et qu’il permet de réaliser des performances aussi extraordinaires que de terminer un marathon dans les temps, à condition d’être bien préparé.

 

A vos chaussures et bonne course !

Osteopathy and Irritable Bowel Syndrome

Abstract

It is known that Osteopathy improves the Irritable Bowel Syndrome patient’s quality of life. In this article, we studied the literature to bring explanations about the treatment mechanism and the pathology origins.

The IBS treatment using osteopathy improves the symptoms within 6 months

 

Definition of Irritable Bowel Syndrome

Abdominal pain, constipation and diarrhoea are all typical symptoms of irritable bowel syndrome (IBS).

Although IBS is not dangerous, the symptoms can be very painful and bothersome. Most people who have IBS have a mild form, which they can cope with quite well without getting any treatment. But sometimes the symptoms are so strong that they significantly affect people’s everyday lives and can cause distress.

 

Main causes

Post-infectious, stress (gut-brain axis), small intestinal bacterial overgrowth, dysbiosis, active infections, depression, antibiotic use, etc. are the most common sources of IBS.

Stress seems to be the main cause of IBS, and if not, the main trigger. The gut-brain axis, a bilateral communication path identified in some 1990s publications, showed that the hypothalamic-pituitary-adrenal axis had a major influence on the development of IBS due to its long lasting stimulation during the microbial colonization of the gastro-intestinal tract.

An overlap with pathologies such as fibromyalgia and chronic fatigue syndrome seen on patients who suffer from IBS, and their high stress level involves a disruption of stress system.

Evidence has demonstrated that the release of high levels of proinflammatory cytokines during acute enteric infection causes increased gut permeability leading to translocation of the commensal bacteria across the epithelial barrier resulting in significant damage to local tissues which is likely to result in chronic gut abnormalities in sensitive individuals. However, increased gut permeability is strongly associated with IBS regardless of whether IBS was initiated by an infection or not.

The purpose of this article is to explain the main principles of IBS Osteopathy treatment for patients to realise that not only allopathic medicine can help. A proper diet, and in some cases, a proper medication has to be part of the global treatment.

 

What is Osteopathy?

Osteopathy is a therapy invented in 1874 by Andrew Taylor Still in the USA. Its definition remains the same and literally means “disease of bone”, but has evolved a lot among its past 140 years of existence.

We consider that there are about 10 classes of techniques in modern osteopathy:

-       Cranial Osteopathy,

-       Visceral Osteopathy,

-       Mitchell technique,

-       Jones technique,

-       HVLA technique,

-       High velocity thrust,

-       Functional technique,

-       Fascial technique,

-       Soft tissue technique,

-       Articulation mobilisation, etc.

People often think that there are osteopaths who crack and other who don’t. Osteopathy is a global therapy and there should not be such a distinction. Regarding the type of patient and the type of pathology (its chronicity, its intensity, its location, etc.), the osteopath will adapt his treatment.

The main goal is to recover soft tissues (muscles, ligaments, capsules, etc.) in order to recover joint mobility. The consequences are:

-       Better joint mobility,

-       Improvement of vascularisation,

-       Energy recovery.

 

Treatment of IBS with Osteopathy

Irritable Bowel Syndrome is a visceral disorder. The main osteopathy approach will be a visceral approach, depending on the acuteness of the pathology.

If the patient is in an acute stage (VAS 6-8 out of 10), the session will be shorter than an average session, because his recovery capacity will be diminished. The point will therefore to decrease his symptoms in order to improve his recovery capacity.

In the other hand, if the patient is in a chronic stage (VAS 2-3 out of 10), the session will be longer and the osteopathy work deeper.

The lesions caused on intestinal tissues on the IBS development process have to be fixed in order to decrease the symptoms. To fix a lesion, osteopathy uses tissue flexibility. The tissue mobilization increases the local vascularisation and its main goal is to bring proteins that will help tissue recovery.

To do so, the osteopath will use different techniques depending on the intensity of the pathology, and the patient medical history. A local visceral approach is only a part of the treatment. A cranial approach will help recovering a good function of the HPA axis and a structural spine treatment will recover the sympathetic short tract axis. The point is to recover a good homeostasis.

Osteopathy improves the severity of IBS symptoms and its impact on quality of life at the beginning of the treatment, and significantly after 6 months of treatment, according to an article published in 2007 and one in 2013.

 

Keywords

Osteopathy; Vascularization; Homeostasis; Irritable bowel syndrome; Visceral hypersensitivity

 

References

Hundscheid HW1, Pepels MJ, Engels LG, Loffeld RJ. (Sept 2007). Treatment of irritable bowel syndrome with osteopathy: results of a randomized controlled pilot study. PMID: 17716344

Florance BM1, Frin G, Dainese R, Nébot-Vivinus MH, Marine Barjoan E, Marjoux S, Laurens JP, Payrouse JL, Hébuterne X, Piche T. (Aug 2012). Osteopathy improves the severity of irritable bowel syndrome: a pilot randomized sham-controlled study. PMID: 22546751

Fukudo S, Nomura T, Muranaka M, Taguchi F; Nomura; Muranaka; Taguchi (1993). "Brain-gut response to stress and cholinergic stimulation in irritable bowel syndrome. A preliminary study". J. Clin. Gastroenterol. 17 (2): 133–41. doi:10.1097/00004836-199309000-00009. PMID 8031340

Beatty JK, Bhargava A, Buret AG (2014). "Post-infectious irritable bowel syndrome: mechanistic insights into chronic disturbances following enteric infection". World J. Gastroenterol. 20 (14): 3976–85. doi:10.3748/wjg.v20.i14.3976. PMC 3983453. PMID 24744587